Le juriste et homme politique, Samuel Madistin, appelle à la vigilance de la société civile vis-à-vis des conseillers électoraux. Pour l'ex sénateur de l'Artibonite, le Collège Transitoire du Conseil Electoral Permanent (CTCEP) est mal parti. Il soutient que 7 des 9 conseillers électoraux ont eu des entretiens avec le chef de l'état en sa résidence privée.

Considérant cette rencontre comme un acte d'allégeance à l'Exécutif, M. Madistin juge qu'on ne peut accorder le bénéfice du doute à ces personnalités.

Samuel Madistin, qui est membre du comité du collectif de l'opposition, appelle à la mobilisation des acteurs pour empêcher des élections frauduleuses. Pour lui les faits et gestes de ces conseillers doivent être pris en compte pour prévenir des élections frauduleuses.

Il donne l'assurance que la population, les partis politiques et les forces organisées de la société civile peuvent faire obstacle au plan d'élections truquées.

Très critique à l'égard de l'administration Martelly, l'ex sénateur Madistin exhorte les parlementaires à modifier la loi électorale en vue de limiter l'influence du conseil d'administration du CTCEP dans la désignation des responsables des Bureaux électoraux départementaux (BED) et Bureaux Electoraux communaux (BEC). Il rappelle que la loi actuelle permet au conseil d'administration de l'organisme électoral de designer les responsables des BED et BEC.

Il met en garde contre des élections frauduleuses faisant valoir qu'elles ne seront pas acceptées par l'opposition. Les élections frauduleuses entraineront des contestations et un climat de déstabilisation, prévient M. Madistin. Il fait remarquer que les élections frauduleuses de 2000 et 2010 avaient provoqué des soulèvements contre les gouvernements.

LLM / radio Métropole Haïti