Les résultats des élections contestées du 21 mai pourraient mettre en danger l'assistance de la communauté internationale à Haïti ; c'est ce qu'ont confié des officiels américains au Journal Miami Herald.

Ces officiels américains ont dénoncé le fait que l'Exécutif haïtien ait choisi de nier les pressions internationales et le boycott annoncé par l'opposition en organisant le deuxième tour du scrutin ; c'est une situation qui pourrait entretenir des doutes sur la reconnaissance du prochain parlement. L'Assistant Secrétaire d'Etat pour l'Amerique Latine qui s'exprimait la semaine dernière devant des professionnels haïtiens à Washington a indiqué nous citons : l'insistence du gouvernement haïtien à faire valider les résultats contestés des élections du 21 mai entraînera de sérieux risques quant à la reconnaissance de cette nouvelle législature par la communauté internationale.

Peter Romero soutient également que le dossier de ces élections provoque des risques sur la présidentielle de novembre qui pourrait ne pas être considéré comme un scrutin libre et honnête tant par les Etats-Unis que par la Communauté Internationale.

L'article du Miami Herald fait aussi remarquer que le Parlement est vital pour le décaissement des fonds en souffrance au niveaux des institutions internationales de financement ; M. Romero a précisé que des fonds de l'ordre de 500 millions de dollars sont gelés en attendant l'installation d'un Parlement légitime.