Par Goudou Jean-Numa

La coalition ESKANP-KOREGA, deux formations politiques proches de Fanmi Lavalas, qui avait participé aux élections du 11 juin dans le département de la Grand'Anse, a dénoncé, ce 13 juin, ce qu'elle appelle une opération "chauve-souris" de Lafanmi Lavalas, et menace de se retirer de la course électorale.

Maxime Roumer, candidat au sénat et dirigeant du KOREGA a notamment déploré la part active de la police, notamment "des unités CIMO et Swat-Teem (brigades spéciales d'intervention policière) dépêchées sur les lieux, dans le vol et le bourrage des urnes surtout dans le régions de Pestel, Corail, Beaumont et les Irois, où le bureau électoral communal a été saccagé".

"Il y a un phénomène grave de falcification des procès - verbaux et de comptages clandestins de bulletins en absence des mandataires des partis politiques" a fait savoir l'ancien sénateur de la Grand'Anse.

"Tout le monde, ESKANP-KOREGA était averti des ces magouilles (irrégularité)" a fait remarquer Maxime Roumer, mais "il a fallu que Lavalas montre son indecence dans la question" a -t'il poursuivi.

Le KOREGA accuse le Gouvernement de complicité dans les magouilles opérées en faveur de son adversaire Lafanmi Lavalas et qualifie les conseillers Iva Youance et Ernst Mirvil sur place à Jérémie de "ramassi de gens de sac et de corde, dépourvu d'honnêteté et de dignité".

"Ils n'ont aucune autorité et semblent recevoir des ordres d'un quelconque supérieur" a renchéri la formation politique. Maxime Roumer qui appelle ses partisans au calme face à cette situation, a par ailleurs dénoncé l'arrestation lundi de Ksener Cuvier, Maire de la ville de Corail, par une unité de la CIMO.

M. Cuvier tentait selon le responsable du KOREGA de s'opposer au remplacement des boîtes de bulletins par d'autres déjà remplis lorsqu'il a été arrêté par la police. Le KOREGA doit rencontrer la presse en fin d'après-midi ce 13 juin afin de fixer sa position définitive sur le premier tour des élections déroulée le 11 juin dernier.