L'insécurité influe négativement sur le climat des affaires dans le pays qui est déjà décourageant affirme l'économiste Kesner Pharel :

« Actuellement rien n'encourage l'investissement qui est pourtant le moteur de l'économie. Lorsqu'un citoyen s'endette pour payer une rançon, il hypothèque son avenir. Il est aussi susceptible de quitter le pays dés qu'il le pourra. »

Expliquant que l'économie est aussi liée à la psychologie, l'économiste qui intervenait ce vendredi pendant le journal du matin de Radio Métropole, a évoqué l'environnement très négatif pour les entrepreneurs qui prédomine encore dans le pays 1 an après le "pays lock" et alors que la crise du COVID-19 se termine. :

« Les prévisions du budget 2020-2021 demeurent extrêmement optimistes, alors même que le climat tire la croissance vers le bas. On pourrait même imaginer, si la situation perdure, une nouvelle récession cette année. »

Un cercle vicieux
Il faut en finir avec l'improvisation en matière économique qui règne depuis des années dans le pays estime Kesner Pharel qui prône un dialogue politique minimum pour maintenir la stabilité.
Le décalage entre les hommes qui gouvernent Haïti et les jeunes qui forment la majeure partie de la population est de plus en plus flagrant déplore-t-il, tout en insistant sur le fait que le mode de gouvernement au jour le jour adopté par les politiques haïtiens depuis deux génération, n'augure pas des lendemains qui chantent.