Après examen du cas des 5 policiers transférés au pénitencier national par la justice puis libérés sous pression de Fantône 509, samedi dernier, le protecteur du citoyen, Renan Hédouville déplore un manque de communication entre le parquet, le ministère de la justice et l'inspection générale de la PNH.
« Comment expliquer que la justice ait décidé de ce transfert avant d'avoir pris connaissance du rapport définitif de l'IGNPNH ? Est-ce le fruit d'une décision isolée ?» s'est-il interrogé lundi pendant le grand journal du soir de Radio Métropole.

La violence l'emporte sur le droit
Expliquant que ce dysfonctionnement est à l'origine des violences du groupe Fantôme 509 observées ces derniers jours, maître Hédouville a exprimé sa vive inquiétude concernant l'évolution du dossier Dorval et son traitement par la justice.
« Les attaques que nous vivons actuellement vont à l'encontre même de la démocratie » s'est alarmé le protecteur du citoyen qui a affirmé qu'Haïti s'éloigne chaque jour un peu plus de l'état de droit.

AL / radio Métropole Haïti