L'ex député Arnel Belizaire rejette les accusations de détention d'armes et de matériels explosifs. Lors d'une conférence de presse de la Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ), ce mercredi 4 décembre 2019, M. Belizaire a laissé entendre qu'il était victime d'un complot.

Il rejette les accusations de complot contre la sureté intérieure de l'Etat arguant qu'il n'est pas en guerre contre la Police. Il revendique son statut de dirigeant de l'Opposition se considérant comme un prisonnier du régime de Jovenel Moïse. Je suis en face de Jovenel Moïse, a martelé M. Belizaire assurant qu'il n'a pas besoin d'armes à feu pour son combat politique.

Cet ancien militaire a sur un ton martial appelé à la poursuite de la mobilisation contre le chef de l'état. Il espère que le renversement du président Moïse lui permettra d'être blanchi des accusations de détention d'armes. L'ex député de Delmas appelle les militants de l'opposition à poursuivre la lutte jusqu'au départ du président Moïse. Il faut continuer le combat, dit-il rappelant qu'il lutte pour la conquête du pouvoir.

M. Belizaire et 7 autres complices avaient été appréhendés à Jacmel le week end écoulé. Le porte parole de la police, Michael Ange Louis Jeune, a indiqué que le groupe avait en leur possession 9 armes à feu dont 4 de gros calibre, 950 munitions, des grenades à fragmentation et des gaz lacrymogène.

Il a laissé entendre que d'autres individus ont été arrêtés dans le cadre de l'enquête en cours. Les enquêteurs de la DCPJ auraient trouvé des indices qui permettraient de lancer une procédure judiciaire.

LLM / radio Métropole Haïti