Les hôpitaux figurent parmi les principales victimes des 4 semaines de troubles socio politiques en Haiti. Les barricades, qui bloquent les principaux axes routiers, empêchent l'acheminement d'intrants et d'autres matériels ainsi que le transport du personnel médical.

Le directeur de l'hôpital Sainte Croix de Léogane, le père Jean Michelet Saint Louis, a alerté sur des besoins urgents en oxygène et carburant. Nos réserves sont pratiquement épuisés, dit-il appelant les manifestants à laisser passer l'ambulance de l'hôpital.

L'oxygène est indispensable notamment pour le service des nouveaux nés en situation d'urgence. Sainte Croix est un hôpital de référence pour la région des Palmes et prend en charge des accidentés et des femmes enceintes.

Par ailleurs le directeur médical de l'hôpital Sanatorium, Dr. Louis Charles, tire la sonnette d'alarme sur les graves conséquences du peyi lòk sur cette institution qui prend en charge les patients atteints de pathologies pulmonaires et de ceux qui vivent avec le VIH /SIDA,

Il indique que des médicaments sont toujours disponibles pour les patients vivant avec le VIH SIDA placés sous des anti-rétroviraux, mais l'hôpital est quasiment en rupture de stock d'anti-tuberculeux nécessaire à la prise en charge de ceux qui souffrent de la tuberculose.

En ce début de semaine, l'Unicef a fait don de 51 360 gallons de diesel et 521 bombonnes d'oxygène de 60 litres, pour le fonctionnement de 29 hôpitaux affectés par les troubles socio-politiques.

LLM / radio Métropole Haïti