En écho aux critiques du chef de l'état, Jovenel Moïse, contre le Parlement, des députés de l'opposition ne cessent d'attirer l'attention sur un certain dysfonctionnement du Parlement. A trois mois de l'échéance constitutionnelle, les autorités électorales ne disposent pas des outils indispensables tels la loi électorale et le budget pour la tenue des élections.

En cas de report du scrutin d'octobre 2019, les autorités gouvernementales devront constater en janvier 2020 la caducité de la chambre des députés et le dysfonctionnement du Parlement. Les 19 sénateurs qui seront en poste ne pourront pas remplir les prérogatives des deux branches du Parlement.

Le spectre de la caducité du Parlement n'émeut ni les officiels gouvernementaux ni les législateurs.

Le député Jean Marcel Lumérant, juge que le Parlement est déjà dysfonctionnel puisque les élus n'assument pas leurs prérogatives de contrôle de l'action gouvernementale. Puisque les législateurs ne s'acquittent pas de leur tache ceci a provoqué des dérives dont la prolifération des gangs armés sur l'ensemble du territoire.

Tenant compte de cette situation le député de l'opposition dit comprendre la démarche des marchandes de la Croix des Bossales qui ont installé leurs négoces en face du Palais Législatif. Estimant que ces citoyens sont en quête d'un site sécuritaire pour leurs activités économiques, il juge qu'ils devraient s'installer sur la Cour du Parlement puisque les législateurs sont en partie responsable de leur déboires.

Par ailleurs les dirigeants du Mouvement des organisations populaires accusent des parlementaires d'être impliqués dans la multiplication des gangs. Ils soutiennent que nombre de jeunes dans les quartiers populeux ont été armés par des candidats lors des dernières législatives.

LLM / radio Métropole Haïti