Le Secrétaire Général du Rassemblement des Démocrates Nationaux Progressistes (RDNP), Eric Jean Baptiste, lance une campagne contre le projet d'amnistie pour certains officiels et entrepreneurs impliqués dans la dilapidation des fonds Pétrocaribe. Il entend faire feu de tous bois afin d'empêcher la mise à exécution de ce plan élaboré par les sénateurs de l'opposition radicale.

M Jean Baptiste se réjouit d'avoir tiré à temps la sonnette d'alarme en dénonçant un plan prévoyant l'arrêt des poursuites judiciaires contre certains dilapidateurs des fonds Pétrocaribe. Ce plan devrait être exécuté par le gouvernement de transition qui prendrait la relève après le renversement de Jovenel Moïse.

M. Jean Baptiste estime avoir défendu les intérêts du peuple haïtien et entend continuer la lutte. Il fait remarquer que les menaces et appels à des attentats contre sa personne et ses propriétés ne sauraient refroidir sa determination.

L'entrepreneur insiste sur la nécessité pour que les membres des élites économiques et politiques, impliqués dans la corruption, soient poursuivis au même titre que les membres des classes moyennes ou paysannes. Tous les voleurs doivent être punis, martèle M. Jean Baptiste.

Il juge qu'un des sénateurs de l'opposition radicale, Nenel Cassy, a avoué avoir évoqué le plan d'amnistie.

La campagne de sensibilisation, avec des posters et dans les médias s'étendra sur l'ensemble du territoire, explique M. Jean Baptiste assurant que ses révélations ne visent pas à lui ouvrir les portes de la Primature. Il est satisfait d'avoir fait son devoir de citoyen en apportant assistance à la population qui était en danger. Je ne suis pas intéressé par le poste de Premier Ministre parce que ce serait hypothéquer ma candidature à la présidence, argue t-il.

LLM / radio Métropole Haïti