Le sénateur Kedlaire Augustin est opposé à la censure du gouvernement de Jean Henry Céant. Interrogé sur l'interpellation du chef du gouvernement, M. Augustin croit que les 9 sénateurs interpellateurs ne sont pas sur la même longueur d'onde. Les 4 sénateurs de l'opposition radicale veulent barrer la route au chef de l'état et au Premier Premier Ministre tandis que les 4 sénateurs de la commission justice sont insatisfaits des réponses du ministre de la justice, a laissé entendre le sénateur du PHTK.

On est en train de faire du n'importe quoi, tout est possible, a regretté M. Augustin annonçant qu'il ne s'embarquera pas dans des actions parlementaires illégales. On se dirige vers une violation de la constitution, redoute le juriste qui s'interroge sur les tractations entre les parlementaires proches du chef de l'état.

Je ne suis pas pour un départ de Céant parce qu'il créé une stabilité sociopolitique, insiste M. Augustin qui pourtant n'avait pas voté la politique générale du Premier Ministre.

Le senateur Kedlaire Augustin affirme que l'harmonie est de retour entre le chef de l'état et le Premier Ministre. Il y a entre eux une meilleure collaboration aujourd'hui, martèle M. Augustin rappelant que l'harmonie est dans l'intérêt de la population.

M. Céant a permis un dégel de la situation après les émeutes du 6 juillet 2018, souligne M. Augustin faisant valoir que le Premier Ministre doit être sur le terrain pour vérifier l'action gouvernementale.

La situation est explosive en raison de la situation de misère de la population, previent M. Augustin.

LLM / radio Métropole Haïti