. Les autorités haïtiennes ont révélé que le processus de modernisation du système national d'identification a été récemment lancé. L'État haïtien a signé un contrat de 27,7 millions de dollars américains avec la firme allemande Dermalog pour ce processus. Selon les informations communiquées 8,2 millions de dollars ont déjà été versés en attendant la validation du projet par la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif (CSCCA).

«Le diagnostic effectué en 2017 a montré que le système installé en 2012 ne pouvait plus répondre aux enjeux et exigences du nouveau système national d'identification : délai de production de cartes d'identification très long, sécurité du système discutable», a indiqué le ministre de la justice dans un communiqué. Le Ministère de la Justice et de la Sécurité Publique (MJSP), instance de tutelle de l'Office Nationale d'Identification (ONI), indique que depuis «quelques mois», le système national d'identification, à cause de «problèmes majeurs», est «pratiquement inutilisable».

«Actuellement, l'obsolescence du système national d'identification a des impacts négatifs considérables sur la vie civile des citoyens», il est «important aujourd'hui de moderniser le système national d'identification et de le rendre fonctionnel afin de permettre à l'État d'identifier et d'authentifier ses citoyens tout en assurant un meilleur contrôle sur son territoire», précise la note du ministère.

Cette décision intervient alors que plusieurs millions de citoyens s'activent à renouveler leurs cartes d'identification.

Selon le ministère de la justice «l'État haïtien a signé un contrat avec la firme vénézuélienne dénommée Smartmatic en 2012 pour la Phase I du système national d'identification». «De 2012 à 2017, les technologies en matière d'identification évoluent très rapidement, ce pour le besoin croissant de sécurisation des documents d'identité. Les solutions technologiques ont une durée de vie très limitée. Le matériel et les équipements qui y sont associés tombent rapidement en obsolescence», a fait valoir le gouvernement pour justifier sa décision.

LLM / radio Métropole Haïti