Le rapport de classification de l'insécurité alimentaire selon le Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire « CIPC1 » publié en octobre 2017 par la Coordination Nationale de la Sécurité Alimentaire (CNSA) a classé les départements du Nord-Est et les zones montagneuses de la Grand-Anse en phase de crise tandis que le reste du pays était classé en phase de stress.

On avait estimé à environ 1,32 million de personnes la population en situation de crise ou urgence pour la période d'octobre 2017 à février 2018.

En ce qui a trait au financement 10,7 millions de dollars ont été reçus par les organisations soit 14% de l'enveloppe totale.

Le rapport prévoyait une détérioration de la situation de sécurité alimentaire pour la période allant de mars à juin 2018 dans certaines zones en raison de la période de soudure. De ce fait, en plus des deux zones classées en phase de crise pour la période précédente, les communes côtières de la Grand-Anse allaient passer en phase de crise.

Le bulletin « panier alimentaire et les conditions de sécurité alimentaire en Haïti » publié par la CNSA en avril 2018, indiquait une amélioration de la situation de sécurité alimentaire à partir de mai dans certaines zones en raison du début des récoltes de la campagne de printemps.

Parallèlement, une détérioration de la situation de sécurité alimentaire a été observée dans le département du Centre à cause de la sécheresse qui a considérablement réduit les rendements de la saison hivernale, en particulier dans le Haut-Plateau d'une part et d'autre part à cause du renforcement des contrôles à la frontière. Le bulletin a aussi fait état d'une hausse moyenne d'environ 8.6% de la valeur du panier alimentaire au cours du premier trimestre de l'année 2018 par rapport au premier trimestre de l'année 2017.

Les organisations CNSA, OCHA, HRP 2017-2018 ont fait état des objectifs stratégiques et réalisations au cours des 4 premiers mois de l'année en cours. Il s'agit notamment d'améliorer la disponibilité et l'accès à la nourriture pour les hommes et les femmes les plus vulnérables, en particulier les garçons et les filles malnutris de moins de 5 ans et les femmes enceintes et allaitantes.

De plus les opérateurs veulent Renforcer la capacité de résilience des populations vulnérables face aux catastrophes naturelles, aux crises alimentaires et nutritionnelles et soutenir la restauration des moyens de subsistance et la production agricole et Appuyer les populations dans le développement d'approches communautaires qui facilitent le rétablissement durable du secteur agricole (agriculture, pêche et élevage) et la gestion efficace des ressources naturelles

LLM / radio Métropole Haïti