Le gouvernement haïtien a pris la décision, ce jeudi, de retirer provisoirement le permis de fonctionnement de l'Oxfam Grande Bretagne. L'ONG n'est plus autorisée à fonctionner en Haïti jusqu'a nouvel ordre en attendant l'aboutissement d'une enquête institutionnelle, qui s'étendra sur une période de 2 mois.

D'après le ministre de la planification et de la coopération, cette mesure conservatoire se justifie par les faits avérés d'abus et d'exploitations sexuelles perpétrées dans le pays, entre 2010 et 2011 par des responsables de l'ONG.

Aviol Fleurant qui a annoncé la nouvelle, menace de déclarer « persona non-grata » l'organisation britannique, si les faits sont confirmés.

« Ces cas d'abus et d'exploitation sexuels n'avaient jamais été rapportés par les responsables de l'organisation », a déclare Aviol Fleurant qui parle de crimes.

Ce dossier préoccupe au plus haut point le gouvernement haïtien qu'une enquête judiciaire sera également menée, et déjà la DCPJ a reçu délégation de pouvoir en vue d'auditionner les victimes.

D'autant plus choqué par ce scandale, le titulaire du MPCE souhaite que le Directeur pays de l'organisation, indexé dans cette affaire, soit jugé.

En réaction, les responsables d'Oxfam estime que le retrait provisoire de la reconnaissance octroyée a l'ONG est une décision hâtive.

L'un des avocats de l'Oxfam GB Haïti, Me Giovanna Menard a indiqué que l'ONG est prête à collaborer avec l'Etat haïtien.

Une visite dans les locaux de l'organisation sera effectuée le lundi 26 février prochain.

En dernier ressort, Me Aviol Fleurant a prévenu que toutes autres ONGs qui seraient impliquées dans des cas similaires seront sanctionnées.

GA/Radio Métropole