La secrétairerie d'état à la sécurité publique et l'Unité centrale de renseignement financier (Ucref), sont privés de titulaire depuis près d'une semaine. Une situation préoccupante pour le gouvernement, les acteurs politiques et les organisations de défense des droits humains.

L'ex directeur de l'Ucref, Sonnel Jean Francois, limogé par le président Jovenel Moïse, ne se rend plus à son bureau. Le magistrat avait bouclé un rapport accusant M. Moïse de blanchiment des avoirs.

Entre temps le nouveau directeur nommé, Fritz Jean, n'a pas encore pris possession de l'organisme en charge de la lutte contre la corruption. M. Jean, ancien Protecteur adjoint du citoyen et ancien inspecteur général en chef de la PNH, a été nommé par arrêté pris en Conseil des ministres le 19 avril 2017.

Les Responsables d'organismes de défense des droits humains dénoncent le non respect du mandat de trois ans dont disposait M. Jean Francois. M. Esperance du RNDDH qualifie d'illégale la nomination de Fritz Jean parce que non conforme à la loi de 2001.

Un autre officiel de l'administration publique, Jeantel Jovenel, a été débarqué de son poste de secrétaire d'état à la sécurité publique. Le nom du nouveau secrétaire d'état n'est toujours pas connu tandis que des dossiers urgents doivent être pris en compte par les autorités sécuritaires.

Même si la présidence n'a pas commenté le limogeage de M. Joseph, ses relations avec Guy Philippe, incarcéré pour trafic de drogue, seraient parmi les causes. Membre de la coalition politique de Guy Philippe, allié du chef de l'état, M. Joseph a été nommé directeur de l'Agence nationale des aires protégées.

Les autorités ont refusé de confirmer la nomination de l'ancien directeur général de la Police nationale, Godson Orélus, au poste de secrétaire d'État à la Sécurité publique.

LLM / radio Métropole Haïti