Alors que les conseillers électoraux surfent sur la même longueur d'onde depuis le départ de Néhémie Joseph, le conseiller Jacseus Joseph a jeté un pavé dans la marre en assurant que le processus électoral n'est pas crédible.

Lors d'une interview à radio Métropole, hier, le représentant du secteur des droits humains au sein de l'organisme électoral a pris position pour les organisations de la société civile. M. Joseph a fait valoir qu'il avait refusé de signer les résultats du scrutin parce qu'il était convaincu du non respect du vote populaire. Le peuple haïtien doute que son vote a été respecté dit-il reprenant à son compte les arguments des organisations de défense des droits humains , de la société civile et des partis de l'opposition contre ses collègues du CEP.

Il assure qu'il avait eu la preuve du non respect du vote populaire lors de la vérification au Centre de Tabulation des Votes (CTV) par le Bureau du Contentieux Electoral National (BCEN).

M. Joseph apporte son appuie à la marche des organisations de défense des droits humains qui réclament le respect du droit de vote de la population.

Il profite de l'occasion pour appuyer également les revendications de l'organisation Molegaf qui dénoncent le refus des Nations Unies de dédommager les victimes du cholera.

M. Jacseus, avait été un des avocats des victimes du cholera, qui ont intenté une action auprès des tribunaux américains contre l'ONU. Les juristes du Bureau des Avocats Internationaux (BAI) ont réclamé de l'ONU des compensations pour les familles des victimes parce que le cholera a été introduit par le bataillon népalais de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (Minustah).

Critiqué par les dirigeants des organisations de défense des droits humains qui se sont désolidarisés de lui la semaine écoulée, maître Jacseus Joseph annonce qu'il devrait fixer sa position lors d'une conférence de presse.

LLM / radio Métropole Haïti