Le ministre de l'éducation Nationale, Nesmy Manigat, affirme que les 85 directeurs d'écoles récemment épinglés pour corruption dans le cadre du Psugo ne représentent qu'une infirme partie des détournements de fonds publics dans le secteur éducatif.

Il révèle que les 85 écoles n'ont été répertoriées que dans seulement deux communes, Carrefour (Ouest) et Gros Morne (Artibonite). Pire les écoles identifiées sont celles où le nombre d'élèves fictifs est supérieur à 10. Il ne s'agit donc que d'un échantillon.

M. Manigat assure que si tous les cas avaient été pris en compte le nombre aurait été de plus d'une centaine.

Le ministre annonce la poursuite des enquêtes sur l'ensemble du programme afin d'identifier les auteurs de détournements de fonds publics. Nous avions des indices sur des détournements de fonds mais la faiblesse des structures étatiques avait empêché les investigations. Plusieurs centaines d'écoles sont impliquées dans ces détournements, dit-il rappelant que les directeurs corrompus ont des connexions au sein du ministère de l'éducation.

Deux directeurs du Psugo ont été déjà condamnés à deux ans d'emprisonnement par la justice pour délit d'escroquerie et abus de confiance à l'endroit du ministère de la justice.

M. Manigat est déterminé à poursuivre les enquêtes afin d'améliorer l'efficacité du Programme de Scolarisation Universelle Gratuite et Obligatoire (Psugo). Plus de 400 000 enfants ne sont pas scolarisés, rappelle le ministre Manigat faisant état d'un recadrage du Psugo. Nous voulons notamment renforcer la capacité de supervision du programme, dit-il laissant entendre que certaines écoles devront être fermées.

LLM / radio Métropole Haïti