L'ambassadrice des Etats-Unis à Port-au-Prince, Pamela Ann White, serait favorable à l'organisation de deux élections distinctes au cours de cette année, rapporte le sénateur Francisco Delacruz.

La diplomate américaine a fait valoir que cette option pourrait être la meilleure en raison de la conjoncture. Lors d'une rencontre hier avec 6 sénateurs en fonction, Mme White a indiqué que le premier tour des législatives pourrait être réalisé en juillet en tenant compte du délai de 6 mois pour la mise en branle de la machine électoral.

Une évaluation des Bureaux Electoraux Départementaux et Communaux est envisagée avant la publication du calendrier électoral.

Le dossier des élections a été longuement débattu lors de cette rencontre en la résidence de l'ambassadrice. Certains sénateurs ont fait part de leurs propositions pour l'organisation des élections.

M. Delacruz prône que les deux scrutins, législatives et présidentielles soient réalisés en trois séquences.

Le thème de la gouvernance a été également débattu lors de cette rencontre. Mme White encourage une bonne collaboration entre l'exécutif et les 10 sénateurs.

Les législateurs ont fait valoir qu'ils fonctionnent dans une situation d'exception et ne peuvent contrôler efficacement l'action du gouvernement. Les sénateurs ne peuvent contraindre les ministres à répondre à une convocation, a dit le sénateur Delacruz. Les sénateurs ne peuvent infliger qu'une sanction morale, a-t-il laissé entendre.

Les sénateurs Andrice Riché, Francisco Delacruz, Fritz Carlos Lebon, Jocelerme Privert, Lucas Saint Vil et Edwin Zeny avaient pris part à cette première rencontre avec l'ambassadrice des Etats-Unis après la fin de la 49 eme législature.

De leur coté, les sénateurs Steven Benoît et Wesner Polycarpe avaient indiqué qu'ils n'entendaient pas participer à la rencontre. M. Polycarpe accuse la communauté internationale d'apporter un support inconditionnel au chef de l'état Michel Martelly.

LLM / radio Métropole Haïti