La Commission Interaméricaine des droits de l'homme (CIDH) a répondu hier au tribunal constitutionnel dominicain qui avait déclaré inconstitutionnel l'instrument d'acceptation de la compétence de la Cour interaméricaine des droits de l'homme (CIDH), signé par le président Léonel Frneandez, Février 1999.

Selon la CIDH l'arrêt 256-14, de la Cour constitutionnelle dominicaine n'a aucun fondement en droit international, et est de ce fait de nul effet. Elle a exprimé sa "profonde inquiétude" de la décision prise par le gouvernement dominicain, le 23 Octobre 2014, dans le sens du rejet de la décision de la Commission du 28 Août 2014, dans le cas des personnes dominicaine et haïtienne expulsées par République dominicaine.

Dans le gouvernement de Danilo Medina trois ministres appuient la décision du tribunal constitutionnel. Parmi eux le chancelier Andrés Navarro a soutenu que le gouvernement est déjà prêt à affronter les différents scénarios qui pourraient se présenter après la décision de la Cour constitutionnelle.

Les autorités haïtiennes n'ont toujours pas réagi officiellement à la décision de la CIDH.

L'ambassadeur haïtien à Santo-Domingo, Fritz Cineas, a indiqué hier que son gouvernement n'entend pas s'immiscer dans la décision prise par le gouvernement dominicain dans l'exercice de sa souveraineté, au regard de la sentence de la CIDH.

LLM / radio Métropole Haïti