Les nostalgiques de la dictature exultent. Tout y est : "troubler l'ordre public, déstabiliser les institutions de la République et porter atteinte à l'intégrité de nombre de citoyens". Un cocktail qui ne fait plus recette.

Le CONATEL, dans un communiqué qui fait scandale, s'en prend à « certaines stations de radiodiffusion [..], qui diffusent de manière systématique de fausses informations susceptibles de troubler l'ordre public, de déstabiliser les institutions de la République et de porter atteinte à l'intégrité de nombre de citoyens ».

Le flou est de rigueur qui sert bien des desseins inavoués, selon l'Association nationale des médias haïtiens (ANMH) et l'Association des journalistes Haïtiens (AJH), qui condamnent sans appel cette "note d'intimidation" émise par le Conseil national des télécommunications (Conatel), ciblant les stations de radios.

Le nouveau ministre de l'Intérieur et des collectivités territoriales, Réginald Delva, ne cache pas sa perplexité et annonce la tenue prochaine d'une réunion avec les responsables de l'organe de régulation pour éclaircir la situation.

Le coordonateur de l'Association des journalistes haïtiens (Ajh), Jacques Desrosiers attribue cette note du Conatel à une offensive du pouvoir pour faire reculer la liberté d'expression, "une stratégie pour contrôler les médias, en les censurant".

HA/radio Métropole Haïti