Le cardinal Chibly Langlois a réitéré vendredi dernier sa détermination à reprendre le dialogue entre l'Exécutif et le Sénat en vue de la signature d'un accord pour une sortie de crise sociopolitique.

Quelques minutes après son arrivée à l'aéroport international Toussaint Louverture, le cardinal Langlois a exhorté les acteurs à consentir des sacrifices. " Le pays autre que nous voulons et qui peut nous rendre fiers n'émergera pas sans sacrifice, a-t-il souligné. En la patrie commune, engageons-nous ensemble à nous accorder pour débloquer la vie sociopolitique et économique de notre pays. Le dialogue doit se poursuivre; sans cela, nous n'aurons pas la paix et, sans la paix, le développement est impossible", a-t-il ajouté.

L'appel du président de la conférence épiscopale d'Haïti a reçu un accueil favorable auprès du chef de l'Etat.

M. Martelly juge que la reprise du dialogue est nécessaire pour ne pas perdre les acquis.

" Je suis tout à fait conscient qu'il nous faut redoubler d'efforts et de persévérance pour que ne se perdent pas les acquis du dialogue initié le 24 janvier entre nous de la même terre, de la même histoire, a-t-il laissé entendre.

Pour le chef de l'Etat il faut dans les prochains jours "concrétiser le premier pas vers le pacte du vivre-ensemble si indispensable au mieux-être du peuple haïtien".

Entre temps, le porte parole de la Conférence épiscopale d'Haïti (CEH), Patrick Aris, a révélé que deux jours de travail sont prévus entre le Parlement et l'Exécutif. Lors d'une troisième journée de travail l'accord devra être paraphé par le chef de l'état, le président du Sénat et les mandataires des partis politiques.

LLM / radio Métropole Haïti