Le commissaire du gouvernement près le tribunal de première instance de Port-au-Prince, Francisco René, n'étant pas disponible lors d'un point de presse à l'occasion de la remise en liberté d'une quinzaine de détenus, c'est le substitut, Claude Jean, qui a donné l'assurance que le Parquet, institution indispensable à la chaine pénale, fonctionne normalement.

Interrogé sur les conséquences de la grève des avocats du Barreau de Port-au-Prince, le substitut du chef du Parquet s'est gardé de faire des commentaires.

Le Parquet fonctionne comme d'habitude, a-t-il martelé à plusieurs reprises.

Le commissaire du gouvernement et les substituts ont réalisé des auditions au cours de ces derniers jours, a révélé le substitut Jean refusant d'indiquer si ces personnes étaient accompagnées de leurs avocats.

Le chef du Parquet Francisco René a également délivré des exequatur et réalisé d'autres taches attribuées par la loi.

M. René a ordonné hier la libération de 16 personnes détenues au Pénitencier National.

M. Claude soutient que la remise en liberté de ces personnes s'inscrit dans le cadre de la lutte contre la détention préventive prolongée. En réalité la majorité de ces personnes avaient bénéficié d'une ordonnance de non lieu d'un juge instructeur.

Cependant le substitut du commissaire du gouvernement a fait valoir que d'autres personnes ont pu être libérées parce que le Parquet a décidé de classer leur dossier sans suite.

Certaines personnes avaient été accusées de viol, association de malfaiteur, détention illégale d'armes à feu.

Interrogé sur la présentation dans les medias de ce qui devrait être une simple formalité, le substitut Jean a fait valoir que l'exécution de ces ordonnances prouve la vigilance de l'administration qui veut combattre la détention préventive prolongée.

LLM / radio Métropole Haïti