Les principaux partenaires d'Haïti, dont la France, le Canada et l'Union Européenne (UE) ont exprimé leurs préoccupations en raison de l'incapacité des autorités haïtiennes à mettre en branle le processus devant conduire à l'organisation des élections sénatoriales avant la fin de cette année.

L'ambassadrice de France à l'ONU, Mme Béatrice Le Fraper DU Hellen, intervenant lors de la dernière réunion du conseil de sécurité sur la situation en Haïti, a déploré le problème récurent du report des élections en Haïti. " Les élections locales et législatives ont été trop longtemps reportées, en Haïti, alors que d'autres échéances électorales se profilent déjà. " Il est essentiel que ces élections puissent se tenir rapidement", a martelé Mme Du Hellen.

De son coté, le représentant de l'Union Européenne, Ioannis Vrailas, s'est dit préoccupé par les retards dans le processus électoral en Haïti. Il a rappelé que l'UE contribue à hauteur de quatre millions d'euros au fonds commun géré par le PNUD pour l'organisation du prochain scrutin. De plus l'UE a débloqué deux millions d'euros supplémentaires pour soutenir le renforcement des capacités du futur Conseil électoral permanent d'Haïti.

Pour sa part, l'ambassadeur du Canada, M. Guillermo Rishchynski, s'est dit inquiet que les élections sénatoriales, municipales et locales n'aient pas encore eu lieu. Il a jugé crucial que l'ensemble de la classe politique haïtienne mette tout en œuvre pour organiser des élections libres et transparentes le plus rapidement possible. Il serait fâcheux, a-t-il prévenu, qu'Haïti entre dans une nouvelle phase d'instabilité politique et institutionnelle susceptible de saper le développement et les progrès accomplis jusqu'ici.

LLM / radio Métropole Haïti