Plusieurs policiers révoqués se disent consternés par le rapport de la mission onusienne recommandant leur mise a pied de l'institution policière. Ils déplorent la méthode utilisée par les autorités policières pour annoncer leur licenciement. Les possibilités de reconversion sont quasi impossibles pour nombre d'entre eux et qui sont préoccupés pour l'avenir de leurs enfants.

Interrogés sur leur train de vie qui serait supérieur a leur salaire, ces policiers donnent l'assurance qu'ils vivent dans la précarité. La policier Remy explique qu'il habite une maison inachevée et qu'il arrive difficilement à répondre aux besoins de sa famille. Je souhaite que mon dossier soit reconsidéré dit-il craignant pour que ces enfants ne puissent plus fréquenter l'école.

Les policiers réclament des informations sur les motifs de leur révocation. Yvrose, une policière du BIM, souhaite que son cas soit reconsidéré afin qu'elle puisse prendre soin de ses trois enfants.

Après 17 ans de carrière, elle déplore que les policiers accusés n'aient pas été informés de manière confidentielle de la décision de licenciement.

Plusieurs hauts gradés dont un inspecteur général, des inspecteurs divisionnaires et des commissaires ont été épinglés dans le cadre du vetting réalisé par des agents de la mission de l'ONU.

Selon le porte parole de la Police, Frantz Lerebours, les motifs de licenciement sont divers. Outre des cas de corruption, des policiers ont été reconnus coupable de violation des droits humains, de comportements agressifs envers leurs supérieurs hiérarchiques ou d'abandon de poste.

LLM / radio Métropole Haïti