Les sénateurs de l'opposition ont soumis hier une proposition en vue de résoudre la crise préélectorale. Lors d'une rencontre avec le chef de l'Etat, Michel Martelly, les sénateurs du bloc minoritaire ont présenté une formule devant faciliter la formation d'un Conseil Electoral Transitoire.

Estimant que la formation d'un Conseil Electoral Permanent est impossible le sénateur Jeanty fait remarquer que le Conseil de transition sera mis en place en tenant compte de l'article 189 de la constitution amendée. Les sénateurs de l'opposition lient la tenue d'une assemblée nationale à une entente politique autour de l'épineu dossier du CEP.

Le sénateur Francky Exius révèle que la proposition entend respecter les choix déjà réalisés par l'exécutif et du Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire (CSPJ). L'originalité de ce conseil réside dans la formule de sélection des représentants du législatif. Les sénateurs envisagent de céder une partie de leurs prérogatives à la société civile.

Les représentants des secteurs religieux, organisation féminine, associations paysannes, associations socio-économique et la Presse devront designer chacun deux représentants. L'assemblée nationale devra ensuite élire trois de ces 10 personnalités comme conseiller électoral.

Le Conseil Transitoire pourra organiser les élections sénatoriales et locale à partir d'une nouvelle loi ratifiée par les législateurs. Selon cette nouvelle proposition les responsables des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire devront après les élections confirmer leurs représentants au Conseil Electoral Permanent (CEP).

Le sénateur Exius fait remarquer que certains sénateurs de la majorité apportent leur appui à cette proposition de sortie de crise. De nouvelles séances de travail sont prévues entre la Présidence et les sénateurs en présence des leaders religieux haïtiens.

LLM / radio Métropole Haïti