Les leaders du Parlement haïtien critiquent vertement le comportement du président du Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire (CSPJ), Arnel Alexis Joseph, dans la procédure de désignation des membres du Conseil Electoral Permanent. Le président du Sénat, Desras Simon Dieuseul, qualifie de " errements " le comportement de la majorité des membres du CSPJ qui ont contraint deux de leurs collègues à la démission.

Néhémie Joseph et Dilia Lemaire, qui avaient dénoncé les fraudes du président du CSPJ, ont abandonné leurs sièges afin de protester contre la soumission du CSPJ à l'exécutif.

Le sénateur Desras laisse entendre que le conflit au CSPJ empêche la poursuite du processus de formation du CEP. On ne peut poursuivre la procédure sur les ruines du CSPJ, a martelé le président du grand corps faisant allusion à cet organe de contrôle du pouvoir judiciaire désormais privé des deux représentants de la société civile.

Le vice président du Sénat, Andrice Riché, est du même avis. Très critique envers le président du CSPJ, le sénateur Riché s'indigne qu'un juge d'un âge certain puisse s'impliquer dans des actes illégaux. Il devrait pouvoir terminer sa carrière de juge paisiblement mais ce ne sera pas le cas, a insisté le sénateur Riché.

Dans le même temps, le président de la chambre basse, Levaillant Louis Jeune, a critiqué le comportement du président du CSPJ lors de la séance de désignation des membres du CEP. Il considère les désignations comme nulles et appelle à la reprise du processus de sélection.

Plusieurs autres députés ont également dénoncé le comportement de M. Arnel Joseph, également président de la Cour de Cassation. Un parlementaire a évoqué le recours à la Haute Cour de justice afin de sanctionner le comportement de M. Joseph.

LLM / radio Métropole Haïti