Les élus du législatif sont les principaux bénéficiaires de l'amendement de la constitution de 1987. En vue de favoriser une réduction de nombre d'élections, les parlementaires se sont octroyés des prorogations de mandat tout en refusant la réélection immédiate du président de la république.

Lors de la deuxième séance en assemblée nationale consacrée au vote du rapport de la commission bicamérale sur la réforme de la constitution, les législateurs haïtiens ont consacré la prorogation d'une année supplémentaire du mandat des députés. Les membres de la 49 eme législature ayant voté le document seront les premiers bénéficiaires de cette disposition. Le mandat de cette législature prendra fin en octobre 2016.

En s'octroyant cette rallonge les députés récupèrent les 4 mois perdus au début de la première session ordinaire et s'adjugent un bonus de 8 mois.

En ce qui concerne les sénateurs dont les mandats devraient arriver à terme au cours de ce mois, ils s'octroient deux années supplémentaires. Plusieurs sénateurs influents tels Youri Latortue, Joseph Lambert, Evalière Beauplan, Kelly Bastien, sont les bénéficiaires de cette formule.

Les sénateurs élus en 2009 et 2011 resteront en poste jusqu'en 2016. Wiliam Jeanty et Willy Jean Baptiste élus en 2009 bénéficieront ainsi d'une année supplémentaire.

Dans le même temps les législateurs ont rejeté la proposition de réélection immédiate du chef de l'état. Ils ont confirmé l'article 134 de la constitution de 1987 qui interdisait deux mandats consécutifs.

Les maires sont les grands perdants de cette distribution de mandat supplémentaires. Ils devront partir ce qui permettra au gouvernement de nommer des agents municipaux. Ces agents seront en place pour deux ans avant les élections municipales en 2013.

LLM / radio Métropole Haïti