Plusieurs centaines de personnes avaient pris part hier à la manifestation antigouvernementale dans la capitale. Une fois de plus la manifestation a été dispersée par les forces de l'ordre aux abords du Palais National.

Les policiers ont fait usage de gaz lacrymogène pour repousser les manifestants qui tentaient de franchir le périmètre de sécurité. Les manifestants qui réclamaient le départ du président Préval et le retour d'Aristide ont pu s'enfuir contrairement aux sans abris regroupés dans les camps d'hébergement.

Plusieurs personnes dont des bébés se sont évanouies, a constaté un reporter de radio Métropole. Pour la eniemme fois, les déplacés, les riverains et les passants ont été les principales victimes de l'altercation entre policiers et manifestants.

Le champ de Mars qui compte 8 camps de fortune ne devrait pas faire partie du parcours de la manifestation s'exclame un sans abris estimant qu'on ne peut compter le nombre de bébés qui se sont évanouis. Une mère qui tentait de porter secours à son enfant dans une tente s'était elle aussi évanouie. Adultes et enfants ont versé involontairement d'abondantes larmes à l'issue de cette marche.

La manifestation a été marquée par un manque de coordination entre les groupes de Carrefour feuilles et Saint Jean Bosco. René Civile, un des organisateurs du mouvement, a soutenu que cette marche doit être considérée comme un prélude à la manifestation du jeudi 27 mai.

LLM/ Radio Métropole Haïti