La moisson est infime pour le Conseil Electoral Provisoire, à environ une semaine de la clôture de la période des dépôts de candidatures. Pour la présidentielle et les sénatoriales du 26 novembre, le CEP d'Ernst Mirville n'a récolté que deux inscrits jusqu'ici.

Le responsable de l'Amicale de Juristes est à nouveau candidat à la présidence. René Julien a été présenté, ce lundi, par la plate-forme des Organisations de la Société Civile. Maître Julien ne participera cependant pas à une élection avec le pouvoir en place.
En dépit d'une assistance importante composée notamment de sympatisants, René Julien, avocat de profession, ancien candidat malheureux lors de la dernière présidentielle de 95, semble jusqu' ici se limiter à son intention de prendre part à une présidentielle. Pas à celle annoncée par l'Exécutif et le CEP de Ernst Mirville contre lesquels le candidat de la PROCEDELH estime avoir des griefs.

La cérémonie de présentation de candidature de René Julien s'est déroulé en présence de plus d'une centaine de sympatisants. Autant dire que tout s'est déroulé sous des applaudissements chaleureux, mais la confusion semble également régner, quant on sait que le candidat conditionne sa participation aux élections, comme pour souffler le chaud et le froid.

René Julien est donc représenté comme un farouche défenseur de la loi et de la constitution. Sa candidature répond à une nécessité conjoncturelle ; il est le seul homme dont l'avènement au pouvoir mettra un terme à l'anarchie et à la gabegie administrative, soutiennent ses partisans. René Julien, qui entend récidiver, reconnaît que la conjoncture est perfide, d'autant qu'elle requiert « le mal courage pour se livrer à de telles entreprises.

Le candidat à la présidence lors de toute prochaine élection sans ce CEP, sans René Préval comme Chef de l'Etat, se propose de faire du droit le seul instrument susceptible de nous amener à une société civile. En ce sens, René Julien plaide en faveur de l'unité nationale. Cependant, il faudra attendre que René Julien décide de passer de l'intention à l'action puisque jusqu'à ce lundi, à bien le comprendre, René Julien n'a que le soutien de ses sympatisans, la volonté de faire du pays un état de droit et une société civilisée. Mais les conditions ne sont pas encore réunies pour qu'il s'affirme, laisse t'on entendre.