Malaise au sein des membres du Conseil Electoral Provisoire après les virulentes attaques contre l'élite haïtienne et l'opposition par le président Ernst Mirville. Un conseiller, que l'on considère comme très influent, aurait signifié à M. Mirville son désaccord sur la question. Le moins qu'on puisse dire, le Conseil ne semble pas serein à l'approche des élections.

Moins d'un semaine après les fracassantes déclarations du Président du CEP, Ernst Mirville, à l'encontre de l'opposition et de l'élite haïtienne, les concernés ne semblent pas disposés à passer l'éponge.

Jusqu'ici, l'opposition, qui n'a jamais râté l'occasion de décrier les agissements du Conseil, est visiblement confortée dans sa position de bouder les présidentielles de novembre. D'autant qu'aucun des différends découlant des dernières élections, ne semble être sur la voie d'être jugulé.

Et en voulant jouer au plus royaliste, le numéro un du conseil est en passe de se voir abandonné, même par ceux qu'il prétendait défendre. Quant on sait que même l'Exécutif aurait intérêt, ne serait-ce que pour la face, à compter beaucoup de candidats, même des figurants pour sauver la face, pourraient être les bienvenus.

Et comme on l'a déjà dit, Ernst Mirville, à travers son réquisitoire foudroyant, n'a pas fait l'unanimité au sein du Conseil, au point où il risque de provoquer un éclatement s'il ne rectifie pas le tir. Une source généralement bien informée, nous apprend qu'au moins un conseiller électoral aurait adressé une correspondance au Président Mirville pour qu'il présente publiquement des excuses à l'opposition et à l'élite haïtienne, respectivement qualifiées de « Tèt chat » et de « répugnante ».

Le même conseiller électoral s'apprêterait même à se démarquer publiquement des remarques désobligeantes de Ernst Mirville, si ce dernier ne rectifiait pas le tir. Il faudra quand même trouver des circonstances attenuantes au numéro un du conseil, qui avait aussi lu dans son message, « voilà que je m'emporte ».