La Fusion des sociaux démocrates et le Grand front centre droit ont conclu, mercredi, une alliance dans la perspective des élections présidentielle et législatives en Haïti.

Serges Gilles de la Fusion et Hubert Deronceray du GFCD précisent que cette entente entrera en application à partir du deuxième tour des élections. Le candidat à la présidence du Grand front centre droit, Hubert Deronceray, affirme que cette alliance est une réponse aux attentes de la population d'une coopération plus étroite entre les forces politiques du secteur démocratique.

Pour sa part, Serges Gilles, candidat à la présidence de la Fusion souligne que l'accord favorisera la formation d'un bloc parlementaire et d'un gouvernement de coalition.

11 partis politiques ont récemment formé une coalition baptisée" Bloc alternatif" pour offrir une alternative à ceux-là qui, jusqu’ici, ne se retrouvent pas dans les options présentées par d’autres secteurs. Emmanuel Justima responsable de l’Action Démocratique, parti membre du "Bloc Alternatif", a indiqué que ce mouvement se propose d’œuvrer en faveur d’un réel changement en Haïti.

Les dirigeants des 11 partis politiques, entre autres, l’Action Démocratique, le Parti Social Rénové, l’Action Démocratique pour Bâtir Haïti, l’Union Nationale Chrétienne pour la Reconstruction d’Haïti, le Front Civico-politique Haïtien, le Mouvement pour la Réconciliation Nationale et le Parti pour l’Evolution Nationale Haïtienne, ont signé le protocole d’accord le 5 janvier 2006. Tous ils ont pris l’engagement de s’entre aider et de conquérir ensemble le pouvoir.

Les femmes candidates s’organisent et se mobilisent également pour remettre en question les règles traditionnelles du jeu démocratique en Haïti. Elles ont lancé récemment la "Plateforme des candidates aux joutes de 2006".

"Les prochaines élections augurent une nouvelle ère dans l’histoire politique d’Haïti", a déclaré Ketly Julien, membre du comité de coordination de la Coalition Haïtienne des femmes leaders, lors de la cérémonie de lancement mercredi 11 janvier. "Certes, la plateforme est un agenda politique commun mais les candidates membres issues de différents partis et regroupements politiques tiendront compte de leur propre programme", a-t-elle indiqué.