La communauté internationale accroit la pression sur le pouvoir Lavalas et le Conseil Electoral Provisoire qui a décidé d'organiser le deuxième tour des élections en dépit des dénonciations des secteurs nationaux et internationaux.

Le vendredi 7 juillet, les Etats-Unis ont sévèrement critiqué la tenue du second tour des législatives ; pour le Gouvernement Clinton, cette élection remettrait en cause la crédibilité de tout le processus électoral. Le Porte-parole du Département d'Etat Américain, Richard Boucher, a par ailleurs souligné que le deuxième tour est en fait inadéquat et incomplet et que le refus du Gouvernement Haïtien et les autorités électorales à utiliser la méthode de calcul adéquate pour déterminer le gagnat aux élections sénatoriales met certainement en cause la crédibilité du processus électoral dans son ensemble. Il n'est pas trop tard pour que les autorités haïtiennes rendent le processus électoral conforme aux lois et normes internationales continue M. Boucher et il estime qu'un second tour pouvait être organisé plus tard pour les sénatoriales.

Le Secrétaire d'Etat Adjoint Américain pour l'Amérique et la Caraïbe, M. Peter Romero, avait expliqué que le dossier des résultats de ces élections faisait courir le grave risque que le parlement ne soit pas reconnu par la communauté internationale. M. Romero a également fait remarquer que le scrutin présidentiel de novembre pourrait ne pas reconnu comme libre et démocratique, tout en indiquant que la persistence du Gouvernement Haïtien à faire valider les résultats de ces élections mettraient en péril le décaissement des 500 millions de dollars d'aide internationale gelée depuis trois (3) ans.

Rappelons que le mois dernier l'Union Européene avait déjà menacé Haïti de sanctions économiques si les résultats des sénatoriales n'étaient pas revus ; l'aide américaine et celle de l'Union Européene sont vitales pour Haïti tant sur le plan du developpement, la promotion de la démocratie et du support au budget de la république.