Comme ils l'avaient officiellement annoncé en dépit des critiques nationales et internationales, l'Exécutif et le Conseil Electoral Provisoire (CEP) ont organisé le dimanche 9 juillet le deuxième tour des élections législatives.

Un scrutin qui concernait près d'une cinquantaine de sièges de députés à travers quelques départements du pays.

Ces élections ont donc été marquées par une très faible participation, magré les appels lancés par le parti Lavalas, le Président Préval et le Premier Ministre, Jacques-Edouard Alexis. La population n'a donc pas répondu à l'appel comme c'était le cas le 21 mai dernier où 60 % de l'électorat s'était rendu aux urnes.

A l'occasion de ces élections, seulement les candidats de Fanmi Lavalas étaient présents dans la course à travers plusieurs des circonscriptions du pays. La plupart des candidats de l'opposition avaient décidé de se retirer de la compétition respectant ainsi les consignes de leur parti.

Les législatives de dimanche s'étaient également déroulées dans la plupart des cas, sans la présence d'observateurs nationaux et internationaux, le CNO avait d'ailleurs appelé ses membres à s'abstenir de participer à l'observation électorale. Le Secrétaire Général de l'OEA avait demandé à mission en Haïti, de cesser toutes activités relatives à l'observation électorale ; toutefois dans certaines régions du pays, les observateurs de KOZEPEP étaient sur place à l'occasion du deuxième tour du scrutin.