Les rues de Little Haïti étaient désertes hier lors du lancement de la campagne de déportation des immigrants illégaux aux Etats Unis par les policiers spécialisés.

Les haïtiens se sont terrés chez eux dans le quartier de Ti Haiti redoutant des perquisitions des policiers. Des haïtiens qui sont d'ordinaires sur les trottoirs pour les loisirs et les jeux n'étaient plus visibles. Très peu d'affluence dans les églises de ce quartier, rapportent des membres d'organisation de défense des droits humains.

La directrice de communication de Family Action Network Movement, Renie Antenor Dalger, a indiqué que de nombreux immigrants sont apeurés et n'osent plus sortir dans les rues.

L'organisation avait déployé des observateurs dans plusieurs quartiers de Miami à l'occasion du lancement de la campagne de déportation dans 9 grandes villes dont Miami (Floride). Les agents de l'immigration ont frappé à plusieurs portes mais les occupants n'ont pas ouvert, ont constaté les bénévoles de l'organisation.

Selon la législation américaine les occupants sont obligés d'ouvrir leurs portes uniquement si les policiers présentent un mandat signé des autorités judiciaires.

Les immigrants peuvent obtenir gratuitement par téléphone des conseils juridiques pour mieux défendre leurs droits. Avant le début de la campagne l'organisation avait réalisé des émissions dans les radios pour alerté les immigrants sur leurs droits.

Les déportations d'immigrants illégaux ne sont pas nouvelles mais cette campagne est réalisée sur l'ensemble du territoire et vise des déportations massives, explique Mme Dalger.

LLM / radio Métropole Haïti