Le chef de l'état haïtien, Jovenel Moïse, est reparti à l'offensive hier vendredi 12 juillet 2019, dans son souci de favoriser la reprise d'une vie normale pour les divers secteurs de la société. Le président Moïse a signé un article dans la rubrique opinions du journal américain Miami Herald afin de mettre la pression sur les législateurs en vue de la ratification du Premier Ministre Jean Michel Lapin.

L'article titré Haitî's president urges paliarment to vote to create a government, fait état de l'intégration de l'opposition au sein du gouvernement. Le président Moïse laisse entendre qu'il s'agira de portefeuilles ministériels dans le cadre d'un gouvernement de consensus.

Il a attiré l'attention sur les graves conséquences de la crise sur la vie des citoyens assurant qu'il a joué sa partition en réalisant des compromis pour former un gouvernement. M. Moïse souligne que la « mise en place du gouvernement permettra au système politique de se remettre à gouverner pour, entre autres, faire débloquer des milliards de certains partenaires internationaux qui attendent le vote du projet budget couvert de poussière au Parlement. Il faut cet argent pour financier les projets agricoles, électriques, de santé ».

M. Moïse critique l'opposition parlementaire qui a fait obstacle à la ratification de la politique générale du Premier Ministre Lapin. « Avec une minorité au Parlement refusant de voter le gouvernement choisi, le budget de l'an dernier reste dans la poussière, et il n'y a pas de solution facile en vue ».

La crise entraine une accentuation de la pauvreté rappelle le président Moïse. « 7 millions de personnes vivent dans la pauvreté, 3 millions dans l'extrême pauvreté, 350 000 enfants ne vont pas à l'école et 100 000 enfants de moins de 5 ans sont mal nourris. Les Haïtiens, de manière compréhensible, ont gagné les rues pour poser des questions et demander des actions ».

Le président Moïse a une fois de plus rejeter les appels à la démission de ses détracteurs assurant qu'il restera en poste jusqu'en 2022. Il entend oeuvrer pour empêcher un chaos politique. « Nous devons briser le cycle de chaos politique et penser aux élections législatives à venir en octobre et à la fin de mon administration. Travaillant étroitement avec les partenaires de la communauté internationale, nous allons devoir concevoir et effectuer des réformes législatives dans le sens de la transparence et donner le sens de responsabilité aux élus ».

De plus il appelle au consensus sur plusieurs dossiers dont celui des prochaines élections.

LLM / radio Métropole Haïti