À l'occasion de la Journée internationale de la fille, l'UNICEF, l'ONU Femmes et l'UNFPA félicitent les autorités haïtiennes pour les efforts déployés pour un meilleur accès à l'éducation et les encourage à continuer de soutenir les actions pour l'instruction des filles en vue de leur assurer une meilleure participation dans la vie publique et dans les prises de décisions.

Le thème retenu cette année, au niveau mondial, pour la célébration de la Journée Internationale de la fille est « Avec elle : encourager l'instruction et la qualification professionnelle des filles ». A côté des impératifs de santé et de sécurité, l'accès à une éducation de qualité est une condition décisive devant permettre aux jeunes filles d'atteindre leur plein potentiel pour devenir, plus tard, des adultes autonomes apportant leur contribution à la construction de leurs communautés. L'éducation est à la fois un droit fondamental en soi et une des clefs de l'exercice des autres droits inhérents à la personne humaine, comme le rappelle le Comité en charge du suivi du Pacte International sur les droits économiques et sociaux auquel Haïti a accédé en 2013. En contribuant à l'autonomisation de l'individu, particulièrement des filles, l'éducation est le principal outil qui permette à des jeunes économiquement et socialement marginalisés de sortir de la pauvreté et de se procurer le moyen de participer pleinement à la vie de leur communauté. Au-delà de la scolarité proprement dite, l'éducation accompagne l'individu tout au long de sa vie et, particulièrement pour les filles, doit inclure des compétences devant lui permettre de renforcer la jouissance de ses droits et l'outiller pour, aujourd'hui, prendre de manière responsable des décisions susceptibles d'avoir un impact décisif sur son avenir, mais également celui de sa communauté.

A l'occasion de cette journée, les trois agences onusiennes encouragent les autorités nationales et la société civile haïtienne à mettre l'accent sur les thématiques centrées sur l'accès des filles à une éducation de qualité, y compris sur la santé reproductive, afin qu'elles acquièrent les compétences nécessaires pour réaliser leur plein potentiel et devenir des actrices de changement dans leurs communautés, notamment en ayant accès à des emplois qualifiés ou en mettant en place leurs propres entreprises.

L'instruction des filles est en parfaite adéquation avec l'Objectif de développement durable (ODD) 4, qui prône une éducation de qualité et l'ODD 5 qui insiste sur l'égalité des sexes. « Depuis une décennie, Haïti a enregistré de bonnes performances en termes de scolarisation et de réduction des disparités de genre en ce qui concerne l'accès à l'éducation. Nous devons concentrer nos efforts pour améliorer l'accès à une éducation de qualité des filles, ce qui va contribuer à leur autonomie effective. Il faut également s'assurer que les parcours scolaires des filles commencent à l'âge légal de 6 ans », a indiqué Mme Maria Luisa Fornara, Représentante de l'UNICEF en Haïti.

« L'instruction est garantie par les lois haïtiennes et elle est fondamentale. Les jeunes filles bien formées seront l'un des moteurs du développement d'Haïti, car elles contribueront en tant que citoyenne, entrepreneuse, sportive, ouvrière et de bien d'autres manières encore au progrès social et économique d'Haïti. Investir dans l'instruction des filles, par-delà les stéréotypes, est un impératif humain, social et économique par lequel passe l'autonomisation des citoyennes de demain », souligne Mme Dede Ekoue, Représentante de ONU Femmes en Haïti.

L'enseignement joue également un rôle essentiel dans la prévention de la violence contre les femmes et les filles. À l'heure actuelle, à travers le monde, une femme sur trois est victime de violence, et plus de la moitié de l'ensemble des victimes d'agressions sexuelles sont des filles de moins de 16 ans. L'UNICEF, l'UNFPA, et l'ONU-Femmes, saluent les efforts du Ministère de l'éducation nationale et de la formation professionnelle (MENFP) pour améliorer le climat d'apprentissage dans les écoles et pour rendre les salles de classe libres de toute violence. Le ‘' Code de conduite pour une cohabitation harmonieuse dans les écoles haïtiennes'' est un pas important dans ce sens.

Paraphrasant sa Directrice exécutive, Dr Natalia Kanem, l'UNFPA Haïti rappelle que « soutenir les filles, c'est avant tout respecter leur droit de grandir, de s'épanouir et de faire leurs propres choix quant à leur avenir. C'est aussi une voie vers le progrès économique et social pour nous tous ».

Depuis 2012, la Journée internationale de la fille est célébrée chaque année le 11 octobre. Cette Journée vise à mettre en lumière les besoins des filles et à répondre aux défis auxquels elles font face. Cette Journée promeut également l'autonomisation des filles et l'exercice de leurs droits fondamentaux.