Les douaniers observe une trêve dans le cadre de la grève visant des revendications salariales. Les activités ont repris afin de faciliter l'analyse du statut particulier par l'OMRH, informe le porte parole de l'Association des Douaniers Haïtiens, Michelson Nelson. Il assure que le statut particulier est un « outil » qui permettra à la douane de répondre à sa « véritable mission ».

Les douaniers ont reçu la garantie que le statut particulier pourra effectivement entrer en application au 1 octobre 2018. La direction générale de la Douane s'est engagée à transmettre le budget 2018-2019 au ministère des finances avec la nouvelle grille salariale.

La décision de réaliser une trêve a été adoptée lors d'une assemblée générale des douaniers. Ces derniers ont voulu mettre un terme à l'affrontement avec les autorités pour s'engager dans un dialogue.

Le gouvernement avait fait monter la pression sur les douaniers quelques heures plus tôt en interdisant le port d'armes. Dans une circulaire le ministre de la Justice et de la Sécurité publique, Heidi Fortuné, a interdit le port d'armes à tous les agents douaniers.

Les responsables de l'association des Douaniers dénoncent une décision illégale, faisant valoir qu'une circulaire ne peut abroger une loi. Cette disposition va à l'encontre de l'article 5 de la loi de 2 septembre 1996 non seulement portant création du corps de surveillance des douanes, jugent les douaniers.

Les douaniers avaient protester contre l'intervention des policiers du CIMO pour faciliter le déroulement des opérations par des équipes spéciales.

La trêve a été décrétée par les douaniers après la mise sur pied d'une commission spéciale chargée de gérer la crise. Cette commission est composée des ministres de l'Economie et des Finances, de l'Intérieur, des Affaires sociales, du directeur de la Police nationale, du commissaire du gouvernement, du coordonnateur de l'OMRH, du directeur général de la douane et de Guichard Doré, conseiller spécial du chef de l'État. Les membre de ce task force devront « travailler de façon durable et permanente jusqu'à la résolution du problème dans les douanes ».

LLM / radio Métropole Haïti