Les Port-au-Princiens ont malgré eux renoué hier avec les difficultés liées aux manifestations violentes de l'opposition. Des pare brises de plusieurs véhicules ont été cassés par des manifestants en colère et réclamant l'annulation du budget 2017-2018 ratifié par le Parlement.

En plus des slogans contre le chef de l'état, Jovenel Moïse et les parlementaires, les manifestants ont cassé les vitres de plusieurs entreprises. Des employés de supermarchés et de succursale de banque a Delmas ont été apeuré par l'attaque des manifestants.

Les résidents de Port-au-Prince, Delmas, Carrefour et Pétion ville ont passé de longues heures dans les bouchons provoqués par les manifestants. Sur les routes principales notamment les manifestants avaient brulé des pneus.

Il s'agissait de la première grande manifestation depuis l'intronisation de M. Moise. L'un des chefs de file de l'opposition, Moïse Jean Charles, a regretté les actions des casseurs présentant ses excuses aux victimes.

Les manifestations violentes avaient cessé après le mandat de Michel Martelly en 2016. L'administration de Jocelerme Privert avait aménagé des espaces de dialogue avec les partis politiques de l'opposition.

Les partis politiques de gauche, ne comptant que peu de représentant au Parlement, ne peuvent influer sur les nouvelles dispositions adoptées par les législateurs.

LLM / radio Métropole Haïti