La communauté internationale, les partis de l'opposition, et le gouvernement haïtien en faveur d'élections... Compte-rendu des déclarations.

Le Mouvement Pour la Reconstruction Nationale (MRN) est très critique vis-à-vis du pouvoir, pour l'attitude affichée, face aux actes de violence enregistrés au cours de cette semaine à la capitale. Le dirigeant de ce parti estime que les retombées de cette violence peuvent être néfastes pour le secteur qui l'a commandité.

D'autre part, le Parti Louvri Baryè reste un partisan farouche de la tenue des élections à une date très proche. Le PLB estime que le prochain scrutin est extrêmement important pour l'avenir du processus démocratique en Haïti. Même son de cloche à l'étranger, l'Assemblée parlementaire de la Francophonie a appelé aujourd'hui à la tenue rapide "d'élections démocratiques et transparentes" en Haïti, s'inquiétant de la vague de violence de ces derniers jours en Haïti.

La France demande aux autorités haïtiennes de fixer rapidement des dates pour la tenue d'élections municipales et législatives. "La France est préoccupée par la brutale dégradation du climat social et politique en Haïti, conséquence de la longue crise dans laquelle est plongé le processus électoral" a déclaré le Porte-parole du Ministère des Affaires Etrangère français, Anne Gazeau-Secret.

Le Secrétaire d'Etat américain, Madeleine Albright avait également réclamé, mercredi, l'organisation rapide d'élections.

Côté Gouvernement, le Premier Ministre Haïtien, Jacques-Edouard Alexis tente de rassurer les sceptiques sur l'intention de l'Exécutif dans la présente conjoncture. Le Chef du Gouvernement se déclare en faveur d'élections législatives et locales crédibles et séparées des présidentielles.