Les chances de survie de la commission bicamérale chargée de designer les représentants du Législatif au CEP sont très minces. Les protagonistes maintiennent leurs revendications 24 heures après l'arrêt total des activités de la commission.

Le sénateur William Jeanty, qui avait joué un rôle de premier plan dans l'accord du 24 décembre, dénonce une velléité des députés de bloc majoritaire de torpiller cet accord. Selon M. Jeanty, les députés veulent ignorer les termes de l'accord du 24 décembre 2012 qui prévoyait la désignation des trois représentants du Législatif sur une liste de 10 candidats désignés par les organisations de la société civile.

Les députés de la majorité présidentielle envisagent de designer eux-mêmes les représentants au CEP. Le sénateur Jeanty estime que les députés usent de stratagème feignant de vouloir former le bureau afin d'empêcher aux organisations de la société civile de proposer des candidats au Conseil Electoral.

Dans le même temps les députés membres de la commission auraient préconisé la désignation des candidats de manière séparée. Ils veulent que la chambre basse désigne 2 des 3 représentants indique le sénateur Jeanty qui dénonce une démarche interressée

Le sénateur Jean Baptiste Bien Aimé avait également formulé la même critique. Il avait révélé qu'un membre de la commission voulait designer son époux comme membre du CEP.

Interrogé sur l'avenir de la commission, le sénateur Jeanty dit souhaiter une intervention des présidents des deux chambres afin de redéfinir la mission de la commission bicamérale. Il déplore qu'aucun membre de la commission n'avait été impliqué dans la première étape de négociation ayant conduit a l'accord du 24 décembre 2012. La première démarche de la commission doit être une mise en contexte dit-il.

William Jeanty espère la reprise des activités de la commission afin de lancer le processus électoral. Il donne l'assurance que sa démarche vise à favoriser la tenue d'élections honnêtes et des résultats non contestés.

LLM / radio Métropole Haïti