Les conseillers électoraux et le directeur général de l'organisme électoraux sont frappés d'une mesure d'interdiction de départ décidée par le commissaire du gouvernement près le tribunal civil de Port-au-Prince, Auguste Harycidas. Le 19 mai 2011 le chef du Parquet, dans une lettre adressée au directeur général de l'Immigration, a soutenu que le président du CEP, Gaillot Dorsinvil, les 7 autres conseillers et le directeur général, Pierre Louis Opont, ne peuvent pas quitter le territoire national.

Le commissaire Harycidas répond ainsi à une requête du président de la commission parlementaire d'enquête sur les fraudes électorales. Le sénateur Youri Latortue avait mis l'accent sur la nécessité pour que les conseillers électoraux soient disponibles pour participer aux auditions de la commission sénatoriale.

La conseillère Laurette Croyance avait la semaine dernière réitéré sa ferme décision à répondre aux convocations de la justice. La commission d'enquête sénatoriale devra faire des recommandations qui pourraient entrainer des poursuites judiciaires contre les conseillers électoraux.

L'étau se resserre ainsi sur les responsables du CEP dont les visas d'entrée aux Etats-Unis auraient été annulés. Jon Piechowski, porte-parole de l'ambassade des États-Unis à Port-au-Prince, a refusé de préciser l'identité des personnes dont le visa a été révoqué et de dire si certaines d'entre elles sont des personnalités publiques, citant le respect de leur vie privée. M. Piechowski n'a pas non plus voulu préciser le nombre de visas révoqués.

Les responsables du CEP n'ont pas voulu faire de commentaires sur ces informations.

Tandis que les conseillers électoraux sont sommés de s'expliquer le directeur général du CEP s'active dans la perspective du second tour des législatives dans 3 circonscriptions. Les élections doivent se tenir dans les communes de Verettes et Ganthier le dimanche 30 mai 2011.

LLM / radio Métropole Haïti