Des dirigeants de plusieurs partis et organisations politiques dénoncent le projet de loi d'urgence qu'ils qualifient d'inconstitutionnel. D'anciens adversaires politiques tel Evans Paul, qui avait œuvré au départ d'Aristide, et René Civil, fer de lance du parti Lavalas ont pu conclure une alliance.

M. Civil qui ne cesse de réclamer le retour au pouvoir d'Aristide, assure que le front commun va au delà de la lutte contre le projet de loi d'urgence. Il exige le départ de l'équipe au pouvoir qui n'a fait qu'accentuer la paupérisation de la population.

René Civil et Evans Paul critique la gestion de la catastrophe par le gouvernement Préval.

Evans Paul, un des dirigeants de l'Alternative estime que le chef de l'Etat est responsable de la détérioration des conditions de vies des sinistrés dans les camps de fortune.

Les dirigeants de JPP et de l'Alliance entendent mobiliser leurs militants dans la perspective de manifestations politiques qui permettront de satisfaire les revendications de la population.

Ce rapprochement témoigne de l'intensification du mouvement de protestation contre le projet de loi fixant une période de 18 mois pour l'état d'urgence. Plusieurs dirigeants politiques dont Charles Henry Baker, chef de file de Respect avaient pris part au sit-in devant le Parlement hier mardi.

M. Baker, fer de lance de la lutte contre la dictature d'Aristide, met en garde contre les signes avant-coureurs d'un pouvoir dictatorial dans le projet de loi d'urgence. Il croit que le président Préval peut utiliser la loi pour se maintenir au pouvoir au cours des 18 prochains mois.

LLM / Radio Métropole Haïti