Le temps passe, le dossier d'Haïti ne cesse de faire des vagues au sein de la communauté internationale, à deux (2) mois des présidentielles de novembre. La crise découlant des dernières législatives de mai de juin et de juillet semble constituer une grande préoccupation pour le Secrétaire d'Etat Américain, Mme Madeleine Albright.

Deux (2) rencontres en moins d'une semaine se sont déroulées sur la question haïtienne ; la première, avec le Chef de l'Etat, René Préval, au cours de laquelle, la diplomate a réaffirmé le refus des Etas-Unis d'avaliser les résultats des dernières législatives. Et, c'est M. Préval lui même, qui avait rapporté cette rencontre à la presse haïtienne, dès son retour de New York.

Ce mercredi 13 septembre, à nouveau à l'initiative de la Secrétaire d'Etat Américain, une importante rencontre s'est tenue à New York avec les représentants des pays « Amis d'Haïti », avec, au centre des débats, la crise post-électorale en Haïti.

La Secrétaire d'Etat Américain devait encourager qu'il y ait des pressions sur Haïti, afin de renforcer le processus démocratique, avant même la tenue des élections sénatoriales et présidentielles de novembre. L'Argentine, le Canada, le Chili, la France, et le Vénézuela ont pris part à la rencontre tenue au siège des Nations Unies à New York. Rappelons que le Chef de l'Etat, René Préval, avait rapporté la semaine dernière, le voeux du Secrétaire d'Etat Américain, de voir les autorités de Port-au-Prince revenir sur les élections du 21 mai. Il avait pour sa part, souhaité qu'il y ait un dialogue avec les protagonistes de cette crise, afin de faciliter le bon déroulement des présidentielles de novembre.

Selon un responsable cité par l'Agence France Presse (AFP), cette réunion intervient après que Port-au-Prince ait accepté de parler d'éventuelles réformes, avec une délégation internationale, à l'occasion d'entretiens qualifiés de « très très difficiles » entre Mme Albright et le président haïtien, René Préval.

Les responsables des cinq (5) pays qui font partie du groupe des « Amis d'Haïti » se sont entretenus de l'influence qu'ils peuvent exercer pour restaurer la crébilité des élections, et soutenir la démocrtie en Haïti.

La réunion au niveau ministériel de ce groupe était la première en deux (2) ans, le groupe devrait appeler dans un communiqué commun les autorités à renforcer les garanties d'élections justes et équitables avant le scrutin présidentiel du 26 novembre. L'Organisation des Etats Américains (OEA) et les Etats-Unis ont déjà averti le pays que l'aide internationale risquerait d'être remise en question, si des réformes ne sont pas mises en oeuvre avant les élections.