Le ministère du tourisme a lancé, le vendredi 12 avril 2002, un concours à l’intention des journalistes. Après les séminaires de formation, les responsables de la politique touristique cherchent un nouveau moyen pour promouvoir l’image du pays.

Le concours national sur le tourisme est lancé et déjà sur la ligne de départ, les journalistes sont nombreux à se positionner. Presse écrite, parlée et télévisée, pour chaque catégorie, des primes différentes mais pour tous les journalistes, les mêmes sujets d’inspiration : la culture, l’art, l’histoire, question de valoriser le tourisme à partir de n’importe quel élément du patrimoine national. Le concours ayant pour thème " Par l'écotourisme, notre tourisme renaît " vise plusieurs dizaines de journalistes mais poursuit un seul objectif: trouver ce qu’il y a de positif en Haïti, soutient la ministre Martine Deverson .

Les travailleurs de la presse n’auront qu’à regarder autour d’eux, suggèrent les organisateurs car, à leur avis, la faune, la flore, le vaudou, l’artisanat, bref l’espace socio-culturel, tout ce qui nous entoure est à valoriser car c’est le tourisme tourné vers la nature. Mais ,pour obtenir des retombées écotouristiques, il faut valoriser nos sites, et pour cela, il faut commencer par les préserver et mieux traiter l’environnement. Pour y arriver, Elisabeth Silvera Ducasse, présidente de l’Association Hôtelière et Touristique d’Haïti (AHTH) plaide en faveur d’une grande mobilisation.

Avec la mondialisation, la concurrence fait rage et le pays qui veut se tirer d’affaire sur le marché international doit puiser énormement dans les secteurs où il dispose d’un avantage comparatif, indiquent les observateurs économiques . En ce qui a trait à l’art, à l’histoire et aux sites naturels, aux yeux de plus d’un, Haïti a une bonne carte à jouer sur le plan touristique pour promouvoir son développement socio-économique. Et le concours national se veut une vitrine devant présenter Haïti aux haïtiens puis au reste du monde.